29.04.2008

Solférino 2008

Le PS doit se mettre à l'écoute de tous; citoyens, élus, militants, syndicats, associations et experts pour définir un nouveau Contrat Social (temps de travail, formation, code du travail, indemnisations des chômeurs, retraites,..).

< On ne change pas une équipe qui perd ! >

Un paradoxe, tout à fait pertinent, souligné par Pierre Mendès France : dans les semaines qui précèdent une élèction présidentielle, des milions de français se passionnent pour la politique. Mais sitôt l'élection passée, tout est fait pour que le citoyen se détourne de la politique. Tout est fait pour que le citoyen s'implique de moins en moins dans l'élaboration des projets qui sont pourtant des questions aussi fondamentales que le vote lui-même.

Ainsi, une absence de débat rend le projet médiocre et défaite s'en suit. Il ne faut pas s'étonner.

La gauche a gagnée aux Municipales car les élus et les militants travaillent ensemble, main dans la main. Ils font des propositions concrètes ! Ca fonctionne au niveau local alors pourquoi pas au niveau national ?

Le PS s'engage à rédiger une nouvelle déclaration de principes !? Pour, je cite : "Bâtir un monde meilleur, obéissant à la dignité de l'homme", "Aller à l'Idéal et comprendre le réel", bien sûr mais concretement, on fait comment ?

Parler pour ne rien dire n'a jamais servi à rien. Non. Nous voulons du concret. C'est pourquoi il ne faut pas tarder. Il faut prendre le temps d'un débat approffondi et ensuite, il faudra faire des choix, trancher.

30 ans de crise au PS. Il est temps de prendre le taureau par les cornes. Les déséquilibres sont graves.

La capacité qu'aura le PS à se renouveler dépend de ce que nous ferons d'ici au Congrès du 13 Novembre. D'ici là, adhérez, participez, proposez, motivez et rassemblez autour de vous.

Il n'est pas trop tard !

21.04.2008

Exclusif : la nouvelle base idéologique du PS

Publiée aujourd'hui sur Le Monde.fr, cette nouvelle déclaration de principes du PS remplacera celle de 1990. Soumise au vote du 14 juin, elle servira de base idéologique à la rénovation du parti.

Moins révolutionnaire
"Egalité", "Progrès", "Démocratie", "Critique du capitalisme", "Républicain", "Laïque", "Réformiste"... Ces termes rappellent les fondamentaux du parti.
En revanche, le texte ne fait plus allusion au terme de "révolution" ni aux "rapports de classe".
Même si "être socialiste", c'est toujours de "ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est".

Se rapprocher du modèle allemand
Le PS est un parti "décentralisateur" et "européen". "Il porte un projet de transformation sociale radicale".
Quant au rôle de l'Etat dans l'économie, le PS semble glisser vers les sociaux-démocrates allemands et leur "Etat-social", selon l'analyse du Monde.fr : "La régulation est un des rôles majeurs de l'Etat pour concilier l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale."

Protecteur de la planète
Le développement durable est particulièrement mis en avant. Il arrive juste après l'égalité dans les finalités fondamentales.
"Préserver notre planète aujourd'hui menacée, protéger nos ressources naturelles ou encore promouvoir la qualité de l'environnement."


(Source : Le Monde.fr)

28.03.2008

Un grand projet

La crise du PS va laisser des cicatrices profondes au sein des militants et de l'électorat. Il faut construire les conditions nécessaires à l'essor d'une dynamique. Ni le rassemblement, ni le redressement du PS n'est concevable sans un projet collectif qui serve à la fois de catalyseur et de cadre de référence aux efforts de tous. Ce projet n'existe toujours pas ! Et fasse aux désirs d'avenir, l'alternative est redoutable ! Plutôt qu'une guerre des chefs, il est vital que la cohérence d'un projet, d'un programme, apparaisse dans les discours et les actes avec une grande clarté. Le congrès de Toulouse en Novembre 2008 sera déteminant. Dès aujourd'hui, le PS doit redevenir une marmite d'idées. Seules les idées forces primeront sur les "tickets" (Aubry-Delanoé; Fabius-Mélanchon; Royal-Montebourg; Hollande-Vals...). Le PS doit pouvoir faire face à l'avenir, à la machine Sarko, au libéralisme outrancié, à la mondialisation libérale, au péril environnemental et au façonnement de l'Europe, l'enjeu est de taille. Ou bien ce parti aura été capable de tracer un dessin d'ensemble pour la société française avec force et cohérence, ou bien, faute de l'élan nécessaire, le PS est voué à l'échec.

La France ne se partage pas si simplement entre PS et UMP avec un MoDem qui se donne au plus offrant.

Il y a en France, qu'on le veuille ou non (et ce malgrè les pleurs de nos analystes, éditorialistes politiques et de nos journalistes de pacotille), une force alter-mondialiste, une force fermement ancrée à gauche qui doit poursuivre son "institutionalisation" par sa participation à toutes les éléctions. Elle doit aussi être l'aiguillon du débat au sein du PS.

Aujourd'hui la gauche a besoin d'une mobilisation offensive et constructive.

Il faut que se lève partout de nouveaux militants capables de faire passer dans la réalité l'esprit du changement.